En général il a un sac plein de cerfs-volants « Freestyle », mais ne vole d’habitude qu’avec un modèle : le sien.

Avec le temps il a trouvé son style de vol, le seul qui vaille la peine. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de nouveautés à ajouter, mais ça doit être quelque chose d’exceptionnel. Une fois son cerf-volant assemblé il regarde autour (il veut savoir s’il y a des spectateurs) et décolle son cerf-volant. Après environ 5 secondes de vol, le cerf-volant a déjà accompli 6 – 8 tricks avant de se poser avec du style. Le freestyler s’approche alors de son cerf-volant, le tripote brièvement ici ou là pour affiner les réglages, retourne vers les poignées et vole abondamment.

Depuis cet instant, plus rien n’existe : travail, femme et enfants peuvent attendre jusqu’à ce qu’il réussisse « cette p.. . de cascade de wapdoowap – crazy bottom – dead yo fade backspin ». S’il la passe on peut lui adresser la parole et il devient en général très sociable.

On arrive facilement à distinguer les « Freestyler » expérimentés des novices. L’expérimenté se lève et va vers son cerf-volant uniquement s’il est convaincu qu’il pourra voler au minimum 10 minutes sans interruption. Le novice par contre, court après chaque bulle de thermique afin d’améliorer son « axel  ou autre ».

On chuchote que si le Freestyler sait faire toutes les figures connues, il pourrait éventuellement développer lentement un intérêt particulier pour les cerfs-volants monofils … !

Attention : à moins de 25 heures hebdomadaires de vol, un vrai freestyler présente les symptômes caractéristiques de « l’état de manque » : agitation, tremblements divers, irritabilité, comportements autististiques et autres colères inexplicables.